La méditation IBMT, une technique récente aux grands effets

L’IBMT, acronyme de l’expression anglaise integrative body-mind training, que l’on traduit en français par gymnastique intégrée du corps et de l’esprit ou par entraînement fédérateur du corps et de l’esprit est apparue en Chine dans les années 1990. Pratiquée par des milliers de personnes dans ce pays, elle est également enseignée dans certaines universités américaines, comme celle de l’Oregon. Quelles sont ses particularités par rapport à d’autres techniques de méditation et quels sont ses bienfaits ?

 

La méditation IBMT, une méditation en pleine conscience issue des techniques chinoises traditionnelles.

Qu’est-ce que l’IBMT ?

Cette technique de méditation est fondée sur la médecine chinoise traditionnelle, le confucianisme et le taoïsme. Elle a été développée dans les années 1990 par Yi-Yuan Tang. Ce professeur et médecin chinois a voulu adapter la méditation, souvent perçue comme ésotérique et réservée à des initiés ou des personnes qui avaient le temps de s’y consacrer, pour en faire une pratique à la portée de tous.

Ainsi, alors que d’autres techniques mettent l’accent sur le contrôle de la pensée, ce qui nécessite une longue formation préalable, l’IMBT s’appuie sur la sensibilisation entre le corps et l’esprit : le méditant maîtrise d’abord son corps (posture, respiration, relaxation…), ce qui le conduira ensuite naturellement à maîtriser ses pensées.

Accessible, simple et rapidement effective, l’IBMT mélange la relaxation corporelle à des exercices de respiration, de posture et d’imagerie mentale. Contrairement à d’autres formes de méditation, elle peut être aisément maîtrisée en quelques jours, une fois que l’on a décidé de commencer la méditation. Selon les termes de son inventeur, elle vise à induire un « niveau élevé de conscience et d’équilibre du corps, de l’esprit et de l’environnement ».

 

Des études scientifiques prouvant les bienfaits de la méditation IBMT.

La Méditation IBMT Selon des études, la pratique quotidienne de 30 minutes au moins de méditation pendant plusieurs années permettrait de ralentir le vieillissement du cerveau et d’améliorer les performances de celui-ci. A une moindre échelle, une pratique régulière a déjà des effets sur les esprits stressés. Ainsi, une étude américaine menée conjointement par Tang Yi-Yuan (Université de Technologie de Dalian) et Michael Posner (Université d’Oregon, psychologue) puis publiée le 9 mai 2012 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences soutient que douze heures de méditation IBMT améliorent visiblement le fonctionnement du cerveau, et en particulier la connectivité cérébrale. Les effets ont été mis en lumière grâce à l’imagerie par résonnance magnétique, qui a permis aux chercheurs d’observer les fibres connectant différentes parties du cerveau. Les modifications les plus nettes ont lieu dans la zone du cerveau régulant les émotions, la prise de décision et le comportement, zone appelée la circonvolution cingulaire antérieure.

De manière concrète, la méditation IBMT permet à la personne d’adapter son comportement en fonction de ce qu’elle souhaiterait accomplir. En outre, le méditant fait preuve d’une meilleure attention, d’une meilleure humeur, d’une plus grande résistance au stress et d’une plus grande aptitude au contrôle de soi ; son rythme cardiaque et sa fréquence respiratoires sont plus faibles, et sa conductance de la peau, un indicateur de stress, est moins élevé.

Ces deux chercheurs ont mené plusieurs autres études sur les effets de la méditation IBMT, montrant notamment des densifications de la matière grise dans l’hippocampe, zone cérébrale jouant un rôle essentiel dans l’apprentissage et lamémoire ou encore une diminution de moitié de l’envie de fumer, sans même que les fumeurs s’en aperçoivent. En renforçant le contrôle sur soi et l’attention, l’IBMT est en effet très utile pour combattre les addictions.

 

La méditation IBMT en pratique : conseils généraux

Concrètement, comment méditer ? La méditation IBMT s’apprend idéalement avec un entraîneur qui sera capable de guider les élèves, de créer une ambiance opportune, de relever les erreurs des apprenants en surveillant leurs attitudes et leurs réactions physiques afin de les corriger mais aussi de se rendre compte si l’élève lutte contre l’abandon requis par l’exercice. Toutefois, il est possible de se lancer dans la méditation de pleine conscience chez soi.

La régularité est une donnée essentielle. En effet, il ne s’agit pas d’essayer d’atteindre ces douze heures prescrites par l’étude précitée en faisant 1 séance hebdomadaire de deux heures pendant six semaines, puis de cesser. Il est recommandé de pratiquer 30 minutes de méditation par jour pour voir des changements s’opérer dès les toutes premières semaines, puis se confirmer par la suite.

Il faut choisir un lieu propice à la méditation quotidienne : celui-ci doit être calme, à l’abri de toute pollution et perturbation extérieure durant la séance ; ce peut-être dans la nature ou dans une pièce spécialisée réservée à cette activité chez soi. Il est important de se sentir à l’aise et donc de s’installer confortablement et de porter des vêtements agréables.

L’on se demande parfois quand méditer et quel est le meilleur moment de la journée pour se consacrer à cette pratique. En réalité, il n’existe pas de moment plus propice que d’autres à la méditation, mais certains exercices seront plus appropriés le matin, tandis que d’autres seront plus bénéfiques le soir.

 

La méditation IBMT en pratique : exemples

La méditation IBMT telle qu’on peut la pratiquer soi-même s’apparente aux exercices de méditation en pleine conscience. La respiration est très importante dans l’IBMT, comme dans la méditation en pleine conscience, tout en étant très simple. Il suffit en effet de s’installer confortablement, les mains posées sur les cuisses, de respirer calmement, sans s’obliger à suivre un rythme particulier et d’observer le parcours de l’air qui entre en soi et en ressort.

 

La visualisation occupe elle-aussi une place importante dans ces techniques de méditation. L’exercice des feuilles sur un cours d’eau est un bon exemple. Le méditant s’imagine assis au bord d’un ruisseau ; des feuilles flottent sur la surface de l’eau et suivent le courant. Il visualise la scène dans ses moindres détails (sons, formes, couleurs, décor…) Puis, le méditant prend une des pensées qui lui vient à l’esprit, qu’elle soit négative, positive ou neutre, la place sur une feuille, et la regarde flotter puis être emportée par le courant, en suivant le rythme des flots. Il continue ainsi avec chaque pensée qui se présente à lui.

 

 

Connaissiez vous la méditation IBMT ? L’utilisez vous ?

 

photo : © alessandrozocc – Fotolia.com
légende photo : la méditation IBMT
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Une réponse à La méditation IBMT, une technique récente aux grands effets

  1. Baumard dit :

    Tres interessante technique! avec semble t il de réels effets sur le fonctionnement du cerveau.

Les commentaires sont fermés.